Fuite des clés BootROM de la PlayStation 5 : ce que cela change vraiment
Début 2026, la PlayStation 5 a été touchée par une fuite majeure : ses clés BootROM (Level 0) sont désormais publiques.
Ces clés sont utilisées lors des toutes premières étapes du démarrage de la console et constituent la base de la chaîne de confiance qui valide le bootloader, le kernel et le système.
Le point critique est que ces clés sont gravées matériellement dans le processeur lors de la fabrication. Elles ne peuvent donc pas être modifiées par une mise à jour.
Toutes les PS5 déjà vendues partagent la même clé, ce qui rend cette faille permanente sur le matériel existant.
Il ne s’agit pas d’un jailbreak immédiat. La fuite permet surtout d’analyser en détail le processus de démarrage, auparavant opaque.
Pour lancer du code non signé, il faudra encore découvrir des exploits logiciels exploitables et construire une chaîne complète d’élévation de privilèges. En revanche, cette fuite accélère fortement le travail de la scène hacking et rend crédible l’arrivée de firmwares personnalisés et de solutions avancées courant 2026.
Cette situation rappelle des précédents bien connus :
l’exploit fusée-gelée sur la Nintendo Switch, basé sur une faille matérielle du bootROM
l’affaire fail0verflow qui avait touché la PlayStation 3, elle aussi impossible à corriger par logiciel
Dans tous ces cas, une fois la faille découverte, les consoles déjà commercialisées restent vulnérables. La seule réponse possible pour le constructeur est une révision matérielle pour les futures machines.
En résumé, la sécurité fondamentale de la PS5 est désormais fragilisée. Ce n’est pas encore un hack clé en main, mais c’est un tournant majeur qui change durablement l’équilibre entre Sony et la scène bidouille.
Après plus de neuf années de silence, ePSXe, l’un des émulateurs PlayStation 1 les plus emblématiques sur PC, signe enfin son retour avec la version 2.0.18 pour Windows. Une mise à jour aussi inattendue que symbolique, qui ravive la nostalgie tout en modernisant un projet historique.
Né en 2000, ePSXe s’est rapidement imposé comme une référence incontournable de l’émulation PS1 grâce à sa grande compatibilité, sa stabilité et surtout son célèbre système de plugins, qui a longtemps fait sa force. Pendant des années, il a permis à toute une génération de joueurs de redécouvrir les classiques PlayStation sur PC. La sortie de cette version 2.0.18, intervenue quelques jours avant Noël, prouve que le projet n’a jamais été totalement abandonné et qu’il peut encore évoluer pour répondre aux standards actuels.
ePSXe conserve ce qui a fait son succès : un équilibre efficace entre simplicité d’utilisation et flexibilité. Bien que cette mise à jour ne concerne pour l’instant que Windows, l’émulateur reste capable de faire tourner un vaste catalogue de jeux PlayStation avec d’excellents résultats.
Les plugins intégrés offrent désormais :
- une amélioration graphique avec mise à l’échelle, shaders CRT et lignes de balayage,
- une gestion audio plus fidèle, incluant réverbérations et effets sonores,
- une prise en charge complète des contrôleurs modernes via XInput, multitap inclus.
- À cela s’ajoutent les fonctionnalités classiques très appréciées : codes GameShark, sauvegardes rapides, overclocking émulé du CPU, et support des jeux multi-disques.
- BIOS original recommandé, HLE amélioré
Pour une fidélité maximale, ePSXe recommande toujours l’utilisation d’un BIOS PlayStation original. Toutefois, une solution HLE est intégrée pour les utilisateurs ne disposant pas de dump matériel, avec des améliorations notables dans cette version, bien que certaines limitations subsistent.
La version 2.0.18 marque la plus importante évolution depuis la dernière mouture sortie en 2016. Le kernel de l’émulateur a été largement retravaillé, améliorant la stabilité, les performances et la compatibilité globale. Parmi les nouveautés les plus attendues figure la prise en charge du format CHD, idéale pour gérer de grandes bibliothèques de jeux compressés sans perte. Les problèmes de DPI sur écrans haute résolution ont également été corrigés, rendant l’interface plus lisible sur les moniteurs modernes.
Côté audio, plusieurs bugs affectant des jeux populaires comme Ghost in the Shell, Dino Crisis, Wipeout ou encore Dragon Quest ont été résolus. La compatibilité spécifique à certains titres a été améliorée, notamment pour des jeux rares ou des versions japonaises auparavant problématiques. Des correctifs ont aussi été appliqués au BIOS HLE pour certains jeux précis.
Changelog :
- Kernel de l’émulateur : mise à jour vers la version 2.0.18 avec de nombreuses corrections de stabilité et de performances.
- Support CHD : ajout de la prise en charge des images disque CHD (ISO compressées).
- Support DPI : meilleure gestion des écrans haute résolution (option activable).
- Configuration : correction d’un crash au démarrage lié à l’overclocking.
- Audio SPUcore : amélioration du volume et de la réverbération ; corrections audio pour Ghost in the Shell, Dino Crisis 1 & 2, Wipeout, DW7 et DQ4.
- Compatibilité jeux : améliorations pour Starfighter Sanvein, Need for Speed III & IV, Kagero: Deception II, Captain Commando, Valkyrie Profile, Street Scooters, Metal Gear Solid Special Missions (changement de disque), V-Rally 2 (version japonaise) et Samurai Shodown III.
- BIOS HLE : correctifs pour Groove Adventure Rave – Mikan no Hiseki et SimCity (version japonaise).
- Remarque : seule la version Windows a été mise à jour. Les autres plateformes restent en version 2.0.5 / 2.0.6.
Téléchargement : ePSXe v2.0.18